Une tournée de six jours
dans la région de Djelfa
La region de Djelfa n'est plus le Nord avec ses riches cultures.
Elle n'est pas encore le Sud aux infinies immensités jalonnées de luxuriantes
oasis. Peu de gens s'y arrêtent, mais ceux qui le font aiment y revenir.
Ici nous voudrions vous introduire à une nature originale, à une préhistoire et
une histoire peu connues et à une population, les Ouled Naïl, très attachante.
Nous regarderons d'abord l'accès à la ville. Puis nous la parcourrons. Ensuite
nous vous proposerons quelques excursions pour voir choses et gens.
Accès
Djelfa est à trois cents kilomètres au Sud d'Alger; un service d'autocars
assure des liaisons régulières, mais une voiture particulière serait plus utile
pour les excursions.
Quittez la capitale, Alger, par la route Nationale Une - c'est une belle route - Ne roulez
pourtant pas trop vite - il y a les virages des gorges de la Chiffa et
parfois des glissements de terrain - le col de Ben Chicao peut être
bloqué par la neige, même au printemps. Après Ksar el Bokhari des inondations
sont possibles qui laissent souvent la chaussée dégradée.
Regardez le paysage. Passée la plaine côtière. La Mitidja, vous trouverez
l'Atlas Tellien tourmenté. Puis se seront les Hauts Plateaux jusqu'aux
premiers contreforts de l'Atlas saharien, à Guelt Estal. Djelfa est au coeur
de cet atlas. Ce n'est qu'un peu plus loin, au Col des Caravanes, que Sa route
descend vers Laghouat où commence le Sahara. Ce relief s'est formé à l'Eocène,
en même temps que les Pyrénées. Le continent africain dérivant a heurté le sud
de l'Europe, il s'est courbé, sa partie Nord s'est enfoncée, soulevant par
contre coup les Hauts Plateaux. Le Sahara, ancré à la chaîne hercynienne, a
résisté. Deux grandes cassures s'en sont suivies qui sont maintenant les deux
Atlas. A la fin du Tertiaire, quand se formèrent les Alpes. L’Atlas Tellien fut
de nouveau bousculé, l'Atlas saharien lui ne bougea pas.
Djelfa
Nous sommes maintenant à Djelfa. C'est une ville d'environ 300 000 habitants.
Chef-lieu de Wilaya et important marché. Dans la rue principale le Syndicat
d'Initiative vous donnera tous Ses renseignements utiles. En 1852, un fort fut
construit là. Des gens s'agglomérèrent autour. En 1861 Napoléon III donna un
statut officiel à ce village qui comptait 55 foyers. En vous promenant vous
remarquerez un fortin témoin de l'ancien rempart. Vous verrez la magnifique
Mosquée cathédrale au milieu d'un ensemble tout neuf. Vous ferez vos provisions
au "marché couvert" très bien achalandé. Nous vous conseillons de
visiter le petit musé près du commissariat de police.
Le premier jour
Revenons vers le Nord par la Nationale 1
Kef Eddechra
A Trois kilomètres et demi de la ville, tout de suite après la première
tranchée où passe la route, une petite route goudronnée, à gauche, mène à un
réservoir. Sur elle s'embranche un chemin de terre qui, en quelques mètres nous
conduit à un petit col. Laissons-y la voiture et montons sur la colline à
droite. Vous verrez les restes de nombreuses Tombes préislamiques. Ce sont de
gros tas de pierres circulaires parfois entourés d'une murette. Il y en a
beaucoup un peu partout dans la région. Ici, certains sont surmontés d'un
dolmen. On pense qu'ils sont le fait d'un groupe de Sardes venus au Maghreb
environ 1000 ans avant notre ère. Presque toutes ces tombes ont été violées. A
l'extrémité Ouest de la colline se trouvent les ruines d'un village berbère
fortifié. Trois remparts successifs barrent la colline. Sur l'éperon final aux
pentes abruptes vous verrez le village proprement dit. Au point le plus haut un
réduit était dominé par une tour. Près de lui une grande salle devait être le
lieu de réunion. Une rue centrale aboutit à une poterne d'où part un chemin en
épingle à cheveux pour descendre aux jardins et à l'eau. Aucune fouille n'ayant
été faite, on ne peut dater ces ruines. Mais, d'après Ibn Khaldoun, les
Berbères vaincus par les Béni Hilal se réfugièrent dans les montagnes et y
bâtirent des forteresses. Cela s'est passé en 1060 de notre ère. Mais,
comme tous les nomades, les Zénètes savaient auparavant quelques villages
greniers. On ne peut donc rien affirmer avec certitude.
Le Rocher de Sel
Reprenons maintenant la route Nationale. Passé Aïn Maabed, une grande descente
nous fait rentrer dans le Zahrez. Bientôt une plaque indique "Rocher de
Sel", tournons à gauche, juste après un passage à niveau, tournons encore
à gauche sur une petite route mal entretenue. Après quelques kilomètres, vous
verrez à droite un bouquet d'arbres et un abreuvoir. Laissez-y votre voiture.
Vous êtes au pied du " Rocher de Sel ". Pénétrons-y en faisant
attention; il y a des crevasses, des effondrements et, s'il a plu, le sol est
glissant. Vous voici dans un monde minéral : marnes versicolores, crêtes
déchiquetées, ravins, tunnels, gouffres, traînées de sel laiteux ou en fleur.
Le tout scintillant de mille cristaux de gypse, de dolomies, de pyrites dorées.
C'est un Diapir. Quand l'Atlas s'est soulevé, il a brisé les couches
géologiques. De l'eau s'est infiltrée jusqu'aux marnes du trias, elle les a
ramollies. Le poids des montagnes les a fait gicler par les fissures. Ici il y
avait sur (es marnes une bonne couche de sel. Elle a été entraînée, rabotant
les parois autour d'elle rejetant des débris arrachés. Et tout cela monte
encore. Mais la pluie sculpte le sel et entraîne les marnes. C'est ce que vous
voyez.
Le Cordon dunaire
Continuons encore vers le Nord. Aux environs de la plaque "Mesrane",
à droite et à gauche il y a des dunes. Les premières ont été fixées par des
plantations. Plus loin elles sont vierges. Paradis pour les enfants. Dans les
fonds vous pourrez ramasser des outils néolithiques. Avant de rentrer à Djelfa
poussez jusqu'à Hassi Bahbah ou même jusqu'au Relais pour vous reposer, boire
et manger. Un peu plus loin au relais vous trouverez aussi piscine et magasin
de souvenirs.
Les Sebkhas du Zahrez
Au nord du cordon dunaire se trouvent deux grandes lagunes. Celle de l'ouest
est plus près de vous. Jadis on y récoltait du sel qui était expédié vers le
Nord. La flexure Nord Atlassique qui passe à Guelt Esstel empêche les Oueds
d'aller plus au Nord. Leurs eaux doivent donc rester dans la grande cuvette du
Zahrez où elles s'évaporent en déposant le sel et la boue qu'elles ont Lessivés
sur les montagnes. C'est ce qui fait la lagune. A l'extrémité Ouest de cette
lagune une source d'eau chaude et douce sort au milieu de la boue. Entraînant
avec elle du sable elle a formé une petite île. Mais elle a trouvé une autre
issue au pied de cette île et a abandonné son premier cratère. Sa chaleur
montre qu'elle vient de profond. Sa douceur prouve qu'elle a trouvé un chemin
rapide pour remonter sans se saler. C'est Aïn el Hamia Gharbia. Il y en avait
une autre à l'extrémité Est. Elle a été captée par un sondage. Quand il fait
chaud, il y a souvent des mirages sur la lagune, on croit voir falaises et
châteaux forts. Ce sont de petits accidents de terrain reflétés et déformés. Ne
vous aventurez pas sur la lagune. Il y existe des passages solides mais le
risque est grand de s'enliser, comme il arriva jadis, dit-on, à un bey de Médéa
et à ses soldats.
Le deuxième jour
Foret
Sortons de Djelfa par la route de Charef. A 25 Km, dans un grand
virage une belle forêt, à gauche nous invite. Pins d'Alep, chênes verts,
genévriers avec en sous-bois cistes et thyms parfumés. Il y a 130 000 ha de
forêt à Djelfa. Une grande clairière précède la maison des gardes forestiers de
Takersane. Sur la crête à droite un pylône de télécommunication. Vous aurez
remarqué des tranchées pour circonscrire d'éventuels incendies.
Steppe Alfatière
Notre piste tourne à gauche, suit un moment un défilé
puis débouche sur un plateau couvert d'alfa et rejoint une route que nous
prenons vers la gauche. L'alfa est une graminée importante mais peu nutritive à
part les pailles qui portent les épis. Il fournit un bon abri contre le vent
pour moutons et gibier. Artisanalement ses feuilles servent à fabriquer nattes
et diverses sparteries. Industriellement on en tire de la cellulose et on en
fait du très beau papier.
Hadjrat Sidi Boubaker
La route passe à côté de plusieurs villages. En arrivant aux jardins
d'Ahmera voici un terrain de football, suivons les traces qui l'écornent.
Elles se prolongent par une piste rocailleuse. Laissons là la voiture nous
marcherons un peu et verrons devant nous un gros bloc isolé. C'est Hadjrat
Sidi Boubaker. Il est couvert de gravures. Nous remarquons un grand
personnage et de nombreux animaux dont un beau bélier à sphéroïde. Il y a aussi
beaucoup de mains en creux. Elles semblent plus récentes. Sur le sol des jeux
qui distraient les bergers.
Zaccar
Revenons à la voiture et continuons notre route. Elle nous mène à la Nationale
Une. Nous la prenons vers la gauche en direction de Djelfa. Arrivés à Oued
Seddeur, passons sur l'ancienne route qui est bien entretenue, et repartons
vers le sud. Sur la crête il y a une tour. C'est un ancien poste optique qui
servait à transmettre des messages par télégraphe Chappe puis Morse.
A gauche une petite route nous conduit à Zaccar, c'est un vieux village
de type berbère avec rues concentriques et mosquée au centre. Il vit passer
l'Emir Abdelkader et les premières colonnes françaises. Un peu plus loin se
trouve la première station préhistorique découverte dans la région. Sous un
abri naturel vous verrez, au milieu d'autres gravures, une magnifique antilope
bubale terrassée par un lion. Votre guide pourra aussi vous mener à un petit
groupe dé jolies peintures qu'il vous serait difficile de trouver tous seuls.
Près de Zaccarune très belle source permet d'irriguer les Jardins. A
côté on a construit une école et planté des platanes. C'est un bon endroit pour
se reposer.
Le troisième jour
Le "Barrage Vert"
Quittons Djelfa par la route de Moudjbara—Messaad. Dès que nous aurons
dépassé les derniers immeubles, nous verrons toute une région récemment
reboisée; c'est le Barrage Vert. Il a été planté pour lutter contre la
progression du désert en fixant le sol, attirant la pluie et produisant un
humus. Après lui, nous voyons sur les hauteurs les restes de l'ancienne forêt
naturelle.
Les Gravures Préhistoriques
Nous traversons le village de Moudjbara. Tout de suite après se trouve
une pépinière établie pour la plantation du barrage vert. Les semences étant
récoltées dans la forêt naturelle. Quand nous arrivons à la piste de l'oléoduc
qui vient d'Hassi R'Mel, nous rentrons dans une zone très riche en gravures
rupestres. Si vous n'avez pas une voiture "tous terrains", il vous
est difficile de les voir toutes. A l'Oued Bou Dhebib, tout près de la
route, il y a une très belle autruche en haut du sable. Si vous descendez cet
Oued vous arriverez à Hajra Mokhotma où se trouvent de nombreux animaux
et quelques personnages.
A Aïn Naga vous trouverez un guide local. Il faut aller y voir au moins
:
(1) un homme devant une tête de bélier, le corps de ce bélier ayant disparu.
(2) Une paire de buffles antiques.
(3) Les amoureux timides.
D'Ain Naga, allez par la piste qui n'est pas mauvaise à Bou Sekkine et
de là par la grande piste du gazoduc, revenez vers SAFIAT BOURENNANE.
Partout vous verrez surtout des animaux sauvages ou domestiques. A l'époque
vivait ici la faune de l'Afrique Subsaharienne. Il semble que 4000 ans avant
notre ère le climat était plus humide. Quand il s'est asséché, la faune s'est
adaptée mais a fini par disparaître en très grande partie, surtout avec
l'augmentation de la population. Et celle-ci qui vivait de chasse s'est mise à
l'élevage. De Safiat Bourennane, rentrez à Djelfa.
Le 4ème jour
Sortons de Djelfa par la route de Bou Saada. Après 4 Km, prenons un
embranchement vers la droite. Nous passons un grand plateau puis abordons une
région de collines. Le Gazoduc croise notre route. Ne nous arrêtons pas aux Ouled
Zid. Mais un peu plus loin, entre Dalaat Ben Daoud et Dalaat
Smara, faisons un crochet pour aller voir des gravures du style Tazina sur
un petit banc rocheux. Reprenant la route nous arrivons à Feidh el Botma,
centre de regroupement créé pendant la révolution. C'est maintenant un
Chef-lieu de Daira. A la sortie de l'agglomération nous bifurquons à droite
vers Amoura. Nous aborderons le Djebel Boukahil par une montée en lacet.
Cette montagne est une forteresse naturelle, refuge des Ouled Naïl dans les
moments difficiles. La route traverse le Boukahil, fait de nouveaux
lacets et s'engage dans une gorge pour descendre vers Amoura. Laissons
la voiture à l'entrée du village. C'est un nid d'aigle perché dans une combe.
Le regard s'étend à perte de vue vers le Sud. Les falaises sont riches en
fossiles divers dont des traces de dinosaures. Allons voir la Kheloua de
Sidi Bouzid, le vieux cadran solaire qui marquait les tours d'eau, une grotte
dans les travertins. Parcourez les chemins entre les jardins qui par endroits
canalisent encore l'eau d'irrigation. S'il a plu, il vaut mieux revenir sur nos
pas pour rentrer à Djelfa, sinon suivons un peu la combe vers l'Ouest puis
descendons dans la plaine, l'ayant traversée nous arrivons à Hassi Zeyane.
Là, prenons la piste vers la droite. Elle suit la flexure Nord saharienne,
passe une petite lagune près d'EI Bordj. A Selmana nous traversons un
Oued qu'entourent les palmiers des jardins. Et nous allons rejoindre une route
qui conduit à Messaad. Avant d'y arriver, une autre route est à notre
droite qui longe un terrain récemment mis en culture. Elle nous ramènera à
Djelfa par Ain Naga à Moujbara que nous avons vu durant la 3ème
jour.
Le 5ème
jour
Sortons de Djelfa par la nationale 1 en direction du Sud, nous montons pendant
15 Km pour passer le Col des Caravanes, puis ce sera Dayet el Mahalla ou
jadis les Oulad Nail détruisirent un escadron Turc.
Passée Ain Roumia, nous arrivons à l'embranchement de Messaad,
nous signalons quelques gravures rupestres, ensuite nous traversons une région
montagneuse et débouchons sur la plaine de Messaâd. En septembre, à l'entrée de
la ville se fait un rassemblement de tentes se préparant à partir pour
Touggourt pour participer à la cueillette des dattes.
Messaâd
Messaâd, chef-lieu de la Daïra est la plus importante ville de la région,
après Djelfa; son marché est très fréquenté surtout en hiver, ses nombreux
jardins, entre ville et oued sont à parcourir, jardins à trois étages: palmiers
dont les dattes mûrissent mal faute de chaleur, sous eux abricotiers, figuiers,
grenadiers, les abricots sont expédiés vers les conserveries du Nord, les
grenades sont réputées les meilleures de la région, au ras du sol les légumes
qui servent à la consommation locale.
L'artisanat produit de très beaux burnous en laine de chameaux, doux, légers et
pratiquement imperméables.
Prolongeant Messaâd à l'Est, le petit village de Demmed vit aussi de ses
jardins, au dessus de lui, sur l'éperon de la colline se trouvent les ruines
de l’ancien village de Demmed, opidum berbère qui rançonnait les caravanes.
Au Nord de l'oued il y avait un castellum romain, actuellement il n'en
reste pratiquement plus rien, la construction d'une route l'a anéanti.
Les Dayas
Après Demmed, la petite palmeraie de Mekeime et derrière elle El Gahera
ou se trouve une zaouïa assez importante, mais nous montons vers le col
d'Ifri véritable porte du désert, et nous allons voir une Daya. Pendant des
kilomètres nous avons roulé au milieu d'un plateau caillouteux ou ne pousse
qu'une rare végétation grisâtre, et tout à coup nous voici devant un îlot de
verdure, grands pistachiers, buissons de jujubiers autour d'une belle pelouse,
c'est vraiment surprenant. Une Daya c'est une cuvette, parfois une tête d'aven,
la pluie l'inonde, y amenant du limon. Avec la chaleur ensuite tout pousse et
on se croirait brusquement dans un parc anglais, le contraste est frappant,
nous vous en signalons ici quelques-unes pas trop loin.
Le 6ème
jour
Taadmit
Quittons Djelfa par la Nationale Une vers Laghouat, après avoir dépassé
l'embranchement de Messâad, nous trouvons à droite un autre
embranchement qui nous mènera à Taadmit. Une grande colline à gauche
domine des ruines; d'après la légende, l'avant-garde de Sidi Okba y fut arrêtée
et écrasée mais quand le gros de la troupe arriva, une grande bataille fut
livrée et les byzantins de la forteresse furent battus et massacrés. Voici
maintenant la ferme expérimentale d'élevage fondée à la fin de 1918 où travaillent
à améliorer les ovins de la région. Les ingénieurs responsables ont de surcroît
crée ici une véritable Oasis de verdure, introduisant des plantes nouvelles, ce
qui fuit en un coin charmant et reposant.
Djebel
Doum
Continuons vers le sud - un autre embranchement vers la gauche nous conduit à Morhoma,
petit village près d'un oued très joli, il y a ici aussi quelques gravures
préhistoriques. De là, nous passons au Djebel Doum en suivant la même route -
il faut faire très attention pour ne pas manquer la petite piste qui y conduit.
Tournez ensuite à droite entre Safiet el Baroud et le Djebel Doum
laissons la voiture au bout de la piste, devant un petit oued et continuons à
pied, pénétrant dans le Talweg, la première chose qui frappe est la végétation,
les palmiers nains (Doum)peuvent avoir plus de 2m il n'y en pas
ailleurs dans la région. Il y a aussi le Périploca, le Chèvrefeuille, le
Nerprun et le Sunac, tous se développent plus que d'habitude, il y a ici un
microclimat – grimpons, nous verrons encore des gravures préhistoriques
et même de petites peintures.
Sefiet
el Baroud
Redescendons et allons à Safiet el Baroud sur la face Nord, à droite, une
roche abri est ornée de gravures d'assez petite taille, parmi elles
quelques jolis équidés, sur l'extrémité Est deux buffles sont assez abîmes, sur
la face Sud une grande caverne est couverte de peinture anciennes et
modernes, tout au fond un quadrige? Peint à l'ocre rouge, c'est le seul que
nous connaissions dans le secteur.
N’Theila
Revenons à la route nationale, et continuons vers l'Est, nous atteignons N'Theila,
charmant petit village, ses fruits et ses jardins sont délicieusement
parfumées.
Oued
Hasbaïa
Traversons à gué l'oued de N'Theila et suivons la piste, a droite au
milieu d'une cuvette une petite colline porte quelques gravures, elles
sont très haut perchées et ce qui est très rare, les traits évasés à
l'extérieur en font presque des bas reliefs. Au sud de cette cuvette une autre
piste nous fera franchir la montagne et arriver à Oued Hasbaïa, c'est le
site rupestre le plus important de toute la région, un véritable bestiaire
reparti sur quatre parois, gravures de différentes époques et de
différents styles, peu de personnages. Vous y verrez aussi des inscriptions
en lybico-berbères qu'on ne sait pas déchiffrer.
Oued
Romeïla
Nous regagnons maintenant la nationale un peu au sud du village de Sidi
Makhlouf. En y allant, nous ferons un crochet à l'Ouest vers l'oued Romeïla
là encore se trouvent des gravures rupestres, le panneau des lions est
intéressant l'un d'eux bien gravé doit être le plus ancien, les autres semblent
des initiations mois soignées. Revenons à la grande route, les cafés de Sidi
Makhlouf vous offrent un moment de repos, vous pouvez ensuite revenir sur
Djelfa ou continuer sur Laghouat. Si vous optez pour Laghouat il y a encore des
gravures au Rocher des Pigeons, sur la face Ouest, il y en a aussi sur les
rochers avoisinants à gauche de la route (voir le schéma).
Les
Nomades
Au cours de vos excursions, vous avez certainement remarqué les tentes rayées
rouge et noire des Ouled Naïl, il y en a de moins en moins, les nomades se
sédentarisent. Vous pouvez vous adresser à l'un deux pour demander à boire ou
interroger sur votre chemin, si c'est un berger, évitez d'effrayer ses bêtes,
si vous allez à une tente, approchez vous du coté Ouest quitte à faire un
détour, et appelez d'assez loin, on viendra à moins de force majeure, patientez
mais méfiez vous des chiens, quand le maître est là, il vous invitera peut être
à entrer, on vous offrira au moins un café. La tente est divisée en deux, côté
homme et côté famille, s'il y a des femmes parmi vous on les invitera
probablement à aller voir les femmes, ayez des petits cadeaux pour elles et
pour les enfants. Soyez discrets, certains n'aiment pas êtres photographiés,
demandez avant de le faire, les gens aiment avoir le visage claire choisissez
un fond foncé et sous-exposez un peu, il serait bien d'avoir un Polaroid pour
donner immédiatement une photo, sinon demander comment en faire parvenir. Les
gens ont tendance à poser, tenez-vous prêts mais ne vous pressez pas, attendez
le moment favorable pour déclencher. Riche ou pauvre le nomade est toujours
accueillant, il fera tout son possible pour vous être agréable. Ce sera
probablement le plus beau souvenir que vous garderez de votre séjour à Djelfa.
Syndicat d'Initiative - Djelfa
Copyright © 2000, 2006 -B.S.K - Djelfa.Org -All Rights Reserved