Djelfa    Aperçu historique

De l'occupation Française à l'indépendance

                1- L'OCCUPATION FRANCAISE

                2- LA CREATION DE DJELFA

                3- LE MOUVEMENT DE LIBERATION NATIONALE

 

1 – L'OCCUPATION FRANCAISE

Avec le débarquement des Français en 1837 et la défaite des Turcs, une partie de Ouled Nail firent allégeance à L’Emir Abd El Kader et livrèrent plusieurs batailles aux français.

- Un nommé Moussa Ben H'sen El Masri, venu du Sud, installé d'abord à Laghouat puis à Messaad se constitua une sorte d'armée, établit son P. C. à Charef et tenta de partir en guerre à la fois contre l'Emir Abdelkader et les français. Il fut finalement battu par l'Emir.

- Au cours du passage de l'Emir dans la région, il fut constitué sous l'autorité de Si Abdesselem Ben ElGuendouz, Cheikh des Ouled Sidi M'hamed sous les turcs, un contingent d'environ 500 cavaliers pour aider le résistant algérien dans sa tache contre le colonisateur français. Le contingent fut placé sous le commandement du neveu Ben El Guendouz : Si Chérif Ben Lahrèche, homme lettré qui a fait ses études à Ouled Djellal dans la Zaouia de Cheikh el Mokhtar.

                                                              Si cherif Benlahrech

Celui-ci rejoignit l'Emir au Djebel Ammour et le guida à travers la région apurés des personnalités influentes du Djebel Lazreg, du Djebel Tehouane et jusqu'au environs de Boussaada. L'Emir demandait aux tribus de privilégier l'union à la discorde et aux luttes intestines.

- L'Emir, reparti dans l'Ouest, le commandant du contingent nomma 3 aghas et 6 caïd pour le seconder. Son rôle consistait à mobiliser la population et la tenir prête, en cas de besoin.

A la fin du siège, par l'Emir, de la Zaouia d'Ain Madhi (sur le territoire de Laghouat en 1838) où se trouvait un marabout dissident -le marabout Tidjani- et suite au refus des Ouled Naîl de se diriger contre celui-ci, l'Emir nomma aux fonctions de Khalifat pour le Sud, un marabout de Laghouat. Celui-ci ne tarda pas à ce poste puisqu'il fut tué par les tribus de Laghouat partisanes de Tidjani. L'Emir nomma alors à sa place Si Chérif Ben Lahrèche.

La pénétration Française dans la région s’est faite comme suit:

- 1843: Poussée du Général Marey jusqu’à l’agglomération de Zaccar où il reçut la soumission du Cheikh de Laghouat.

- 1844: Un des Aghas de Si Chérif Ben Lahrèche - Telli Ben Lakehal - provoque une révolte dans la région d’El Idrissia et réprimée par le Général Marey.

- 1845: L’Emir Abd El Kader nomma Si Chérif Ben Lahrech comme Khalifa afin de punir les tribus qui s’étaient soumises aux français pour accéder aux marchés du Nord. L’Emir sillonna la région de Djelfa dans tous les sens en livrant des batailles aux français avec l’aide des populations locales (à Ain Kahla, à Zenina et à L’oued Boukhil).

- 1847 : un combat s'y est déroulé entre les troupes françaises et les tribus des Ouled AISSA dans les pires conditions, la neige et les touffes d'alfa ayant obligé les cavaliers français à mettre pied à terre pour se battre.

- 1847 : après la reddition de l'Emir, Si Chérif Ben Lahrèche se rendit à son tour. Il fut emprisonné à Boghar (actuellement Ksar El Boukhari). Là ayant appris qu'une razzia se préparait contre les Ouled Naîl, pour protéger ses tribus, il obtint des français, à sa demande, sa liberté.

- 1848: Telli Bel Lakhal fut nommé par les français comme Agha des Ouled Naïl. Celui ci n’avait aucune une autorité sur les tribus locales.

- 1849: des révoltes on été initiées par des confréries religieuses tel que la Tidjania et la Chadelya.

- 1850: Si chérif Ben Lahrech fut libéré et nommé Agha par toutes les fractions des Ouled Naïl au cours d’un grand rassemblement qui s’est déroulé le 09 Avril 1852 à K’sar El Hirane.

- 1852, l'occupation provisoire des lieux devient définitive lorsque le général YUSUF arrive à DJELFA pour poser la première pierre du bordj le 24 Septembre, qui sera construit par les militaires en 40 jours. Le bâtiment, à la fois forteresse et caravansérail est ceint de murs bas.

     Pendant cette opération un marabout originaire de Ouargla, Mohamed Ben Abdellah n'a cessé de soulever la région, y compris celle de Laghouat, contre les Français. La répression de ce soulèvement donne lieu à la prise de Laghouat.

- 1853 : révolte d'une fraction des Ouled Naîl -les Ouled Toaba -prés de Messaad réprimée par le Colonel Pein.

- 1854 : révolte des Ouled Oum El Akhoua réprimée par le Lieutenant d'Ornano.

- 1854: Des civils s’installèrent à côté du Bordj pour faire du commerce avec les militaires. Un dispensaire fut installé par le médecin militaire Reboud (connu par ses recherches botaniques et archéologique). Un moulin à eau fut aussi édifié par un particulier sur le bord de l’oued.

- 1855: Une maison fut construite à Djelfa pour Si Chérif Ben Lahrech qui fit venir les descendants de Sidi Abdelaziz (Abaziz – Djelfa) et les installa près de la prise d’eau.

- 1855: Commencée en 1853 la construction de la zaouïa du Bachagha SI CHERIF se termine en 1855.

- 1856: Si Chérif Ben Lahrech fit appel aux Sahary, sans territoire, venus de Sour El Ghozlane.

- 1856, Le 25 décembre est inaugurée une église provisoire construite en planches. En même temps est lancée une souscription à LAGHOUAT et DJELFA destinée à financer la construction d'une église en dur.

  2- LA CREATION DE DJELFA

Lorsque, le 20 février 1861, Napoléon III décrète la création d'un centre de population civile de 55 feux au lieu-dit "DJELFA" en lui affectant un territoire de 1775 hectares 92 ares et 15 centiares, il ne fait que régulariser un état de fait qui existait depuis plus de 5 ans déjà.

                                                       Texte original de la création de Djelfa

                                                               

En effet, en 1854, une population civile de 144 individus s'y était groupée sous la protection des militaires installés en 1851 par les colonnes des généraux YUSUF et MARGUERITE lors de leur passage pour aller assiéger LAGHOUAT qui s'était révoltée.

Le premier janvier 1853, le commandant BARRAIL est nommé officier supérieur en poste à Laghoûat, DJELFA en dépend. Il reçoit comme consigne la création d'un marché dans ce lieu-dit. Rien n'existait, pas même une construction en dur. Malgré cela est né le plus important marché de la région. Il est fréquenté par de très nombreux nomades qui viennent de 150 km à la ronde et se tient tous les vendredis et les samedis. Une eau abondante et potable est pour beaucoup dans le succès rapide de ce marché. Le commandant BARRAIL est chargé de constituer un makhzen (groupe de supplétifs).

                                  Djelfa, Marché arabe

Les différentes phases qui ont abouti à l'implantation du village de colonisation de DJELFA sont décrites dans l'extrait des délibérations du Conseil des Affaires Civiles en date du 17 mai 1860.

Début 1854, le gouverneur général de l'Algérie demande à l'autorité divisionnaire de préparer une étude en vue de la création d'un village de colonisation agricole à DJELFA.

L'importance du marché et l'excellente qualité des terres récupérées sur la zone marécageuse située en amont laissent prévoir de nombreuses demandes de concessions.

Par arrêté du 11 janvier 1854 une commission est constituée pour examiner le projet. Le 21 mars suivant, les opérations de la commission sont arrêtées par dépêche n° 1426 du gouvernement général. Reprises à la suite de nouvelles prescriptions en date du 26 juin 1856, cette commission présente, en novembre de la même année, un rapport favorable à l'établissement du village malgré quelques observations faites par certains de ces membres

- Le directeur des fortifications demande qu'un plan soit mis à la disposition des futurs colons.

- Certains membres, ne croyant pas que des civils viendraient s'installer compte tenu de la rigueur du climat, estiment que la dépense pour l'installation d'un village ne se justifie pas.

Sur ordre du gouverneur on se borne à préparer un projet de distribution de lots à bâtir. Ce projet adopté, n'a pas été exactement suivi par les constructeurs.

Malgré l'insécurité, attaque d'une colonne conduite par le lieutenant d'ORNANO qui se rendait à MESSAAD et la mort du maréchal des logis BOISGUILBERT (la principale rue de DJELFA portera son nom), la population civile s'est accrue, les constructions aussi. Quelques lots de culture ont été distribués, à titre provisoire, pour aider au ravitaillement de la place et donner des moyens d'existence à certains habitants fort démunis.

                                        Rue BOISGUILBERT

En 1854, il existe déjà à DJELFA une quarantaine d'habitations pour une population de 144 individus.

L'extrait du rapport du 17 mai 1860 énumère les fonctions qui sont dévolues à l'officier du bureau arabe, chef d'annexe. Il indique aussi, que par décret du 31 mars 1860 DJELFA est érigée en "succursale du culte catholique."

Le village prévu pour 55 feux est divisé en 46 lots de 24 hectares en moyenne. Le montant des travaux publics envisagés est de 119 000 francs. Il comprend la construction d'une église, d'un presbytère, d'une école, d'une mairie, d'une gendarmerie et d'un barrage sur l'oued Mekhelkhal en amont du village, avec la pose d'une conduite d'eau pour l'alimentation des maisons et l'irrigation des jardins.

Voici la liste des premiers concessionnaires donc des premiers civils qui se sont installés à DJELFA

- MOURLON, HENRIET, DELAHAIE, LEO, FOURNIER Jean, FOURNIER Philibert, POULS Veuve MARCHAND, LESBRE (aubergiste), PUJOL, FLEAUZAK, GALLY, SARRADET (entrepreneur des transports militaires), le CHERIF AGA, Ahmed Ben BAKEUR, Hadj HAMIDA, KOUIDER Ben AHMED, MOHAMED Ben AHMED.

Quelques lots sont réservés pour la construction des services publics dont un pour la corporation des mozabites.

Le rapport signale également, que 14 colons agriculteurs européens et 10 indigènes, dont l'aga SI CHERIF sont implantés à DJELFA. Le 29 décembre 1859, ce rapport est transmis à l'Empereur en vue d'obtenir dans les formes légales, la régularisation de l'existence d'un village créé sans aucune autorisation.

        Enfin, le 20 février 1861, NAPOLEON III signe le décret officialisant cette création.

- 1861 : attaque du fort de Djelfa et des maisons alentour par une partie de la population menée par Bouchendouka. Cette attaque désignée sous le vocable «affaire Bouchendouka » va impliquer la nécessité, pour l'occupant, de construction d'une ville avec des remparts.

Le 19 avril 1861, Monseigneur PAVY, archevêque d'Alger bénit la première pierre de la nouvelle église, le même jour on exécutait BOUCHEDOUGA et ses freres.

- 1862 : l'église est achevée et l'année suivante l'autel définitif installé.

                                              Eglise de Djelfa

- 1862: Le télégraphe qui fonctionnera à compter du 26 octobre 1862 a été mis en chantier en 1861.

- 1863: Construction de la première école, Le "Maître d'école", Mr DEMONGUES, fait la classe à 40 élèves. En plus du programme scolaire habituel, il leur enseigne un rudiment d'agriculture. L'école sera fermée de 1863 à 1864 à la suite de la révolte des Ouled SIDI CHEIKH.

- 1863: Un capitaine chef d'annexe qui traite la correspondance, examine les affaires criminelles ou litigieuses, poursuit, surveille les rôles d'impôts, les états statistiques, les affaires militaires et civiles. Il est aidé pour cela par deux lieutenants, un interprète militaire, un secrétaire copiste, un chaouch, un khodja, dix khiales (supplétifs), huit spahis et un médecin chargé du service des ambulances de la garnison. Ce dernier doit, seul, visiter les malades indigènes, assurer les services de la colonie et constater les morts par meurtres. En 1863, le médecin en fonction est Monsieur BEAUCHAMP.

- 1864; Insurrection des Ouled SIDI CHEIKH.

- 1868: trois religieuses de la doctrine chrétienne arrivent à DJELFA pour diriger un ouvroir destiné aux fillettes musulmanes à qui on enseigne lé tissage de la laine. Jusqu'en 1920 ce sont les prêtres du diocèse d'Alger qui seront curés à DJELFA.

- 1869 (01 Janvier): Djelfa fut érigée en commune mixte

- 1870 (21 Février): Par décision impériale, Djelfa fut érigée en cercle de la subdivision de Médéa. Une deuxième école fut construite la même année.

- 1871: Construction de fort Nord et du fortin à Djelfa.

- 1874: Construction d’une mairie, d’une justice de paix et d’une Mahkama du cadi.

                                          Djelfa Mairie

Un accord « Le couloir des Larbaa » était conclu entre les tribus d’Aflou et de Djelfa, reconnu officiellement par décret du gouverneur général du 02 Novembre 1874, donna des garantis de sécurité au Larbaa au cours de leur montée vers le Tell.

- 1877: Travaux de construction de la mosquée de Si Belgacem Benlahrech

                                           

                                                Mosquée de Si Belgacem Benlahrech

- 1878: Début de la construction de nouveaux remparts (terminée en 1882).

- 1880: Réalisation du premier relevé cadastral des forêts.

- 1888: Commencement du relevé topographique de la région.

- 1889: Réalisation d’une deuxième canalisation d’eau potable (la première datant de 1854).

-1889: Le 14 septembre, le général POIZAT, commandant la division d'Alger, transmet le rapport au gouverneur qui en approuve les termes et conclut par le rejet de la demande d'extension de la colonisation agricole de DJELFA.

Situé sur la route reliant ALGER à Laghoûat, le village de Djelfa est desservi par des diligences pour les voyageurs et par des chariots pour les marchandises.

                               Arrivée de la Diligence

- 1895: Construction du Bureau Arabe.

                             Bureau Arabe

- 1900: Réalisation du premier réseau d’assainissement de la ville de Djelfa.

- 1901: La ville Djelfa comptait 2.016 habitants.

- 1902: Rattachement au territoire du Sud (24.12.1902).

- 1907: Réalisation de la troisième canalisation d’eau potable.

- 1908: Construction en forêt de «maison forestière ». Djelfa Comptait 2.239 habitants.

- 1912: Construction d’une école de filles.

- 1919: Construction de la mosquée du centre.

                                        

- 1920,  Le 11 octobre, le Père BOCQUEL de la communauté des Pères Blancs s'installe à DJELFA à la demande de Monseigneur l'Archevêque d'Alger, bientôt suivi par le Père BOFFY et le Frère HENRY. A eux trois ils forment la première communauté des Pères Blancs de ce village.

- 1921: Le voyage étant long, la construction d'une voie ferrée est décidée entre BLIDA et DJELFA (280 km). Commencés en 1891, les travaux s'achèvent par l'arrivée du premier train en gare de DJELFA le 1° avril 1921. Les travaux auront duré 30 ans.

                                   Djelfa Gare

Le terminus de la voie ferrée étant DJELFA, pour ravitailler les cités de Laghoûat-Gardaïa, Messaâd, Charef, Zenina, de nombreuses entreprises de transport se sont créées en plus de celles du bois et de l'alfa.

- 1927: Construction d’une infirmerie - dispensaire.

- 1930 plus aucun colon n'y habite. Seules deux ou trois familles de maraîchers d'origine espagnole s'évertuent à faire pousser quelques légumes qu'ils vendent sur place.

A cette époque, la commune mixte toujours rattachée à LAGHOUAT, est dirigée par le commandant ROCROI. Cet officier a l'habitude d'arpenter d'un bon pas, chaque matin, par n'importe quel temps, les deux rues principales de DJELFA : les rues Boisguilbert et Charles Massoutier. Il a fière allure avec sa cravache à la main, une ordonnance marchant une dizaine de mètres derrière lui, en tenant son cheval par la bride. Sur son passage tous les indigènes présents le saluent et se mettent au garde-à-vous. Le village est entièrement ceint de remparts. On y pénètre par quatre portes percées dans ces remparts.

- 1931, une petite usine électrique est construite. Elle permet de remplacer par l'électricité l'éclairage à l'acétylène des rues.

L'exploitation du bois des forêts environnantes fait vivre quelques familles indigènes. L'alfa, exploité par une société métropolitaine donne du travail à quelques centaines d'ouvriers qu'elle emploie pour l'arrachage de cette graminacée. Une fois sec l'alfa est transporté à DJELFA dans une petite usine édifiée près de la gare. Mis en bottes d'environ 170 kg, à l'aide d'une presse, ces bottes sont chargées sur les wagons, transportées vers Alger puis expédiées par bateaux où les usines métropolitaines transforment l'alfa en pâte à papier. Une partie de l'alfa reste à DJELFA. Une petite usine de sparterie fabrique du crin végétal, des lavettes, des cordes, des tapis, etc... Cette usine fait vivre une dizaine de familles indigènes.

- 1933: la commune mixte de DJELFA passe sous l'autorité civile tout en restant rattachée aux Territoires du Sud, à LAGHOUAT. C'est ainsi que messieurs BECH, administrateur principal, LUCE-CATINOT et HIRTZ, administrateurs adjoints, deviennent les premiers administrateurs civils de la commune.

- 1936: Construction de la poste et des villas de la «pépinière».

                            Djelfa Poste

- 1948: Recensement de 1948, Djelfa comptait 6.212 habitants dont 5.800 en ville.

- 1950: Début de la démolition des remparts.

3- LE MOUVEMENT DE LIBERATION NATIONALE

- 1954: Déclanchement de la lutte armée. Djelfa comptait 10.070 habitants.

La région fut marquée par la suite, directement ou indirectement, par les faits politiques, économiques et sociaux qui ont secoué le pays tout entier à savoir le régime de la colonisation, les épidémies cycliques, les années de famine (1866-1868, 1878-1921), les conflits mondiaux et la naissance du mouvement de libération nationale. Après 1954 et jusqu'au 1962, la région qui faisait partie de la Wilaya VI - laquelle fut créée lors du Congrès de la Soummam - paya comme les autres régions son tribut du sang sous le joug colonial pour la libération et l'indépendance de la patrie.

La Wilaya VI (et notamment ses parties accidentées tel que le mont Boukhil) fut ainsi le théâtre de multiples opérations militaires opposant les unités de l'ALN à celle de l'armée d'occupation. Ces opérations se soldaient souvent par des pertes sérieuses chez l'ennemi. Dans le rang de l'ALN, les pertes n'étaient pas moins grandes puisque de nombreux et valeureux fils de l'Algérie, dont les Colonels Si El Haoués et Amirouche y trouvèrent la mort.

 

                                                                                          A suivre ...

 

 

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